C’était ce jour, 16 Février 2023 dans son cabinet où Awa Fonka Augustine s’est entretenu avec les différents protagonistes de cette crise.
En effet, depuis hier l’on a appris d’un communiqué du Gouverneur que toutes les autorités administratives et traditionnelles du département du Noun étaient convoquées à une importante réunion à son Cabinet dès 12 heures ce jour. Effectivement, la rencontre s’est bel et bien tenue avec les différentes parties concernées. Malheureusement, les débats ont eu lieu à huis clos et sans les hommes de médias. Mais on croit savoir que l’ordre du jour était sans doute de trouver les voies et moyens pour enterrer définitivement la hache de guerre entre Bamouns et Tikars. Pour mémoire, le 03 Février dernier, le chef Bamoun, Sa Majesté Mohamad Nabil Nforifoum Mbombo Njoya dans le cadre de sa tournée de prise de contact à travers le Département du Noun avait été appelé »Mon Fils » par le Chef de Magba qui prononçait son discours d’accueil. Ce simple mot » Mon fils » a suscité le courroux de la garde rapprochée du Monarque Bamoun qui en signe de punition a séquestré le dignitaire de Magba, l’obligeant à s’asseoir à même le sol devant le Roi Bamoun. Non contents de cet affront sur leur propre territoire, les Tikars ont saccagé tous les commerces appartenant aux Bamoun tandis que ces derniers se sont attaqués à la chefferie de Magba qu’ils ont mis à sac. Le Gouverneur de la Région de l’Ouest était alors obligé d’envoyer un détachement du BTAP de Koutaba pour aller mettre de l’ordre sur place. Maintenant qu’une certaine accalmie est observée sur le terrain, il était normal que le Chef de toutes les terres de la région de l’Ouest réunisse les différentes parties pour savoir ce qui c’était effectivement passé et qu’ensemble des résolutions et solutions soient prises afin de préserver la paix entre les deux communautés. Au sortir de ce conclave, la détente que nous avons observée de loin entre les différents maillons de la chaîne conflictuelle dénote qu’un terrain d’entente aurait été trouvé pour que de tels actes ne puissent plus jamais se répéter. Flaubert salla






