Une cinquantaine de journalistes ont été outillés au cours d’une conférence animée par des experts conviés par Charline Flore Demgne et son équipe.
« Photojournalisme face au numérique pour relever les défis de l’intelligence artificielle. » Ce thème choisi pour la célébration via une conférence tenue dans les services du gouverneur de la région de l’Ouest ce 12 mai 2025 à Bafoussam, appelle quelques questions. L’intelligence artificielle modifie-t-elle les dynamiques traditionnelles de transmission ? Comment établir une distinction entre une image fausser et une image réelle ? Cyrille Mbia, expert en sécurité numérique et en intelligence artificielle s’est évertué à répondre à cette dernière question face aux journaliste mobilisés par le point focal de la région de l’Ouest de la section Cameroun de l’Union internationale de la presse francophone(Upf). Explorant la question de « l’irruption de l’intelligence artificielle dans l’image, les défis et authenticité de l’image », il a premièrement défini la notion d’intelligence artificielle comme un procédé qui permet à la machine d’exécuter ou d’améliorer, à l’aide des programmes informatiques et des algorithmes, l’exécution d’une tâche professionnelle. Il a exhorté les journalistes a usé de l’intelligence artificielle pour accroitre leur performance en matière de traitement des images. Car selon lui, il y a des logiciels qui permettent d’établir la différence entre une photo truquée et une photo réelle. Pour lui, le journaliste doit rester accroché à la promotion du réel et de la vérité, dans la logique de la sacralité des faits. Jean Paul Nanfack, journaliste émérite, a insisté sur le respect des principes déontologiques face à la poussée de l’intelligence artificielle.
Les exigences de loyauté
Un discours amplifié par la communication de Dr Me Jérémy Hervé Mabouo, avocat au barreau du Cameroun et enseignant du droit de l’information et de la communication. Ce juriste, invité à parler de « concurrence déloyale, éthique et responsabilité sociale : quelle sanction », explique le fait les exigences de loyauté et de sincérité doivent primer en milieu professionnelle. Pour lui, ne pas respecter les normes en matière de traitement et de diffusion des informations expose les journalistes ou les professionnels des médias à tomber sous le coup des sanctions pénales. Cet exposé a reçu la validationde M. Kouemo, conseiller régional et représentant du président du conseil régional de l’Ouest, le Dr Jules Hilaire Focka Focka, parrain de cette cérémonie. Il a recommandé aux journalistes de savoir utiliser avec intelligence « la puissance de l’image, des voix et des écrits qui peuvent parfois être transporter par le vent pour détruire ou construire ». Parlant au nom du Dr Jules Hilaire Focka, cet ancien préfet a salué l’initiative portée par Charline Flore Demgne, point focal de la section camerounaise de l’Union internationale de la presse francophone (Upf). EricElouga, au nom de la présidente de la section camerounaise de l’Upf, a indiqué que cette activité du point focal Ouest rentre en droite ligne des exigences fixées au niveau national. Il a insisté que tout intervient à point nommé. Parce que le journaliste a pour vocation d’établir une ligne entre le faux et le vrai. Un défi qui pour Perez Mekem, photo journaliste, commande de filmer avec émotion pour donner « un visage humain et une âme à la photo » face aux dérives et à la tricherie qui pourraient provenir de l’intelligence artificielle. Au nom de tous les membres du point focal Ouest de la section camerounaise de l’Upf, Charline Flore Demgne a remercié tous les participants et les experts mobilisés. Un remerciement que lui retourne la majorité des journalistes édifiés à l’instar de Charlène Teussop, journaliste à radio Batcham et promotrice du site d’information en ligne, le déclic de l’info.
Stéphane Mba






