Un plan d’actions pour l’appui de près de 150 jeunes hommes et femmes déplacés (JHFD) et jeunes des populations hôtes (JPH) formés sur l’auto emploi et l’entreprenariat de la Région du Littoral vient d’être adopté pour la période 2022 -2025.
C’était au cours d’un atelier qui s’est tenu du 02 au 03 Mars 2023 à l’hôtel Akwa Palace de Douala. Durant deux jours de travaux intenses, les participants venus de différentes administrations camerounaises ( Minmesa, Minproff, Dgsn, Mincom, Minsanté, Minjec, Communes etc..), de la Societé et des Médias ont travaillé d’arrache-pied pour valider un plan d’actions régional devant superviser la faisabilité dudit projet. Il n’est pas superflu de rappeler que depuis plus de cinq ans aujourd’hui, les Régions du Sud-Ouest et du Nord-ouest Cameroun sont en proie à une crise socio-politique qui a fait de nombreux déplacés internes. Les Régions du Littoral et de l’Ouest en raison de leur proximité ont reçu une affluence de personnes cherchant non seulement un abri, mais également des sources de revenus pour vivre. C’est ainsi que L’OIM, organisme des Nations Unies en charge des migrations dans son souci d’assurer le respect de la dignité humaine, encourager le développement économique et social par la migration, préserver le bien-être et les droits humains des migrants a bénéficié d’un financement du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (FCP) afin de mettre en oeuvre conjointement avec l’UNESCO ce projet cité en titre. Une étude relative à l’évaluation des besoins et du niveau d’intégration des JHFD dans les communautés hôtes notamment dans les Communes de Douala 4e, Manjo, Nkongsamba 1er et Melong a été menée. Il en ressort que ces JHFD rencontrent dans ces Communes d’accueil, des problèmes liés à l’alimentation, l’éducation, le logement, l’absence de revenus, la santé, l’absence d’activités sans oublier les difficultés d’intégration sociale. Selon Tatiana Lobé, Cheffe de ce projet: » C’est en vue d’apporter des réponses à ces problèmes que les plans d’actions communaux ont été élaborés et reposent sur deux axes prioritaires que sont: la prise en compte des besoins prioritaires des JHFD et le renforcement de la coexistence pacifique et le vivre ensemble afin d’assurer poursuit-elle, une mise en œuvre efficace et efficiente des plans d’actions communaux, il est utile que soit mise en place, sur le plan régional, une instance en charge de la supervision, du suivi et de la redevabilité des activités inscrites dans le plan d’actions ». C’est pourquoi la deuxième journée des travaux tout aussi chargée a déroulé le tapis rouge à KengnéSimplice Hervé, Inspecteur Général des Services du Gouverneur de la Région du Littoral, Représentant du Gouverneur afin qu’il préside la clôture des travaux et prenne note sur tout ce qui a été fait depuis le début de l’atelier. En sa présence donc, l’on a suivi la présentation des créneaux porteurs dans la région du Littoral, la présentation de la cartographie des services disponibles faite par les partenaires d’implémentation, la présentation des étapes de la formation sur l’auto emploi et l’entreprenariat, la présentation des outils sur les empreintes entreprenariales, bien-être au travail et modernisation. Par la suite, il y’a eu remise solennelle des Certificats de Participation aux heureux apprenants pour mettre fin à cet atelier. Le projet qui s’étend également à l’Ouest Cameroun avec les Communes de Babadjou, Mbouda, Bafoussam 1er et Santchou est une réelle volonté de l’OIM à favoriser le bien-être des migrants au Cameroun.
Flaubert Salla à Douala.
Réaction
Davide Dolcezza, Représentant Résident OIM Cameroun
Le travail a consisté d’abord à entendre les cibles. l’OIM est très opérationnelle. Nos interventions se basent toujours et avant tout sur l’écoute du terrain. L’écoute à priori de façon plus importante des autorités locales. Une fois que tout cela est fait, un ensemble d’études est réalisé, ce qui permet de mettre tout droit sur les réalités et sur les besoins en question. A partir de ce moment, la décision a été d’accompagner. Au regard des ressources disponibles, 143 jeunes pour leur intégration ou leur réintégration dans les tissus socio- économiques dans les localités d’accueil. Parmi ces jeunes, il faut le préciser, on retrouve à la fois les déplacés, mais aussi les jeunes des communautés hôtes, parce que l’approche vise justement à ne pas nuire, faire en sorte qu’il y ait une promotion de la paix, de la coexistence Pacifique entre les déplacés et les populations qui les accueillent. Les financements vont intervenir incessamment. Le projet est en cours et d’ailleurs il se termine en principe en juin de cette année, ce qui veut dire forcément, qu’ill est de notre responsabilité d’accélérer les décaissements une fois que les projets sont validés. L’ambition encore une fois, c’est d’être technique. Il ne s’agit pas de choisir sans considération objective les projets, mais il y’a des critères avec la Direction Générale de l’APME, les critères ont été établis, les choix ont été faits, il s’agit maintenant de décaisser. Mais encore, je saisis l’occasion devant vos micros pour lancer un appel à l’ensemble des partenaires du secteur privé, mais également des partenaires techniques et financiers afin que les jeunes qui ne seront pas sélectionnés puissent voir leurs projets financés dans un avenir très proche.






