Margueritte Matagne, Présidente du réseau des association féminines de Djebem « A Djebem, les femmes produisent des tonnes de maïs et de haricots »
Dans notre arrondissement, les activités organisés dans le cadre de la célébration du 08 mars 2024 se sont bien déroulées. Nous avons passé une semaine d’activités ouvertes aux femmes et au public. Nous avons lancé nos activités le vendredi 1er mars par une marche sportive. Nous avons renforcé les capacités des femmes en matière de fabrication de savon ou de fumage de poissons. Le lundi 04 mars, nous avons effectué l’investissement humain dans tous les quartiers et lieux publics de Djebem. Nous avons aussi organisé des activités de divertissement. Il y a des sketchs, des poèmes, des playbacks des ballets, des matchs, des séquencés de danse et des causeries éducatives.
Quel le potentiel agricole de la commune de Djebem ? Djebem est le grenier de nourriture. Nous produisons des tonnes de maïs et de haricots. Nous voulons avoir un espace de stockage à notre disposition. Je dis aux femmes et aux jeunes de Djebem qu’il faut travailler pour gagner. Seul le travail peut nous faire vivre. Les enfants ont des diplômes de l’enseignement supérieur, ils rentrent faire la culture des produits maraichers et l‘élevage avant de s’en sortir.
Julienne Nokam, épouse de pasteurs et formatrice des femmes de Djebem « Mes produits sont naturels et biologiques »
Je suis une actrice de développement. Je travaille, au quotidien, dans les locaux de la sous-préfecture de Djebem. Je forme les femmes à la transformation des produits locaux. Je forme les femmes à la transformation du gingembre en poudre. Mes produits sont naturels et biologiques. Dans le cadre des activités du 08 mars 2024, j’ai transmis des connaissances aux autres en matière de fabrication de savon et de fumage du poisson. Je fais un travail de sensibilisation et d’éveil auprès des communautés de Djebem. J’ai toujours avec moi le gingembre en poudre que je commercialise.
Destine Cheumen Fomen, apprentie en froid et climatisation « Je suis apte à détecter une panne sur un compresseur »
J’ai eu mon Bacc C en 2022 au lycée bilingue de Mveubat à Bangangté. J’ai décidé de me former en froid et climatisation. Quand, j’ai eu le Bacc, mes parents n’avaient pas assez d’argent pour m’envoyer à l’université. J’ai choisi de faire froid et climatisation. Je pense que ce métier me permet de m’insérer dans la vie active. J’aime les métiers manuels. C’est un truc facile à faire. C’est aléatoire d’espérer travailler dans la fonction publique. Je ne voulais pas faire de longue étude. Je veux être une femme spéciale. Je veux être différente des autres. Je me sens à l’aise en faisant froid et climatisation. Je vais être ingénieur en froid et climatisation pour encourager les autres filles à rejoindre cette filière. Pour l’instant, je suis apte à repérer les fuites et à détecter une panne sur un compresseur….
Carole Michele Djeugeu, Coiffeuse pour homme « Nous devons être actives et dynamiques »
La femme doit pouvoir travailler pour être autonome matériellement. Je fais la coiffure homme sans aucun complexe. Je travaille avec finesse et doigté. Je m’’applique pour ne pas décevoir mes clients. Ce métier me permet de subvenir à mes besoins. La vocation de la journée internationale de la femme ne doit pas être détournée. Cette célébration ne saurait se limitée autour du pagne. Nous devons savoir que cette journée vise à l’émancipation de l’homme. Pour être autonome, nous devons être travailleuses, actives et dynamiques.
Ivanna, apprentie en vitrerie
« Je vais me perfectionner » J’ai commencé à apprendre la vitrerie en 2023. Je suis passionnée par ce métier depuis l’école. J’ai arrêté de fréquenter en classe de Première A. J’apprends ce métier depuis un an déjà. Je sais déjà placer les vitres sur une porte. Au début, c’était difficile le contact avec les garçons majoritaires en atelier ici en face de l’entrée poulet marché Casablanca à Bafoussam. Actuellement, la communication passe. Je vais me perfectionner et être opérationnelle comme mon patron. Je suis déjà utile quand mon père me sollicite pour des travaux de vitrerie.
Laurette Epiphanie, apprentie en menuiserie tapisserie
« Je me sens protégée par mes collègues garçons » Je suis titulaire du Baccalauréat C obtenu au lycée bilingue de Koutaba en 2020. Je suis en formation en menuiserie tapisserie à la première rue auberge à Bafoussam à l’établissement Feupouo case 52. J’y suis depuis un an et demi. Je suis déjà apte à faire les finitions sur un meuble. J’apprends encore les techniques d’usinages. Je sais bien tailler et couper les tissus pour habiller les meubles. L’ambiance est bon enfant. Je me sens à l’aise au milieu de technique. des garçons. Je suis une passionnée. Sharon Andong : dépanneuse de Motos.
Il est rare de voir une femme dépanner les motos. Surtout les mototaxis. Cet état de rareté est encore très intense dans la région de l’Ouest-Cameroun. Mais Sharon n’en a pas cure. Originaire du Nord-Ouest, elle a 23 ans. Peut bavarde, elle fait cette déclaration surprenante : « les hommes m’encouragent ; ils sont fiers de me voir dépanner leur moto », on s’attendait à ce qu’elle dise le contraire. Mais voyons ce qui se passe sur le plan mondial : au Libera, en Angleterre, en Allemagne, les femmes ont pris le pouvoir aux durs moments et ces Etats sont debout après leurs départs.« j’attire les jeunes ; je les encadre dans une logique issue de ma formation que je mets en application dans le respect de la patience, de l’amour du prochain, de l’enfance soucieuse d’apprendre. »






