Au nom de l’Union des Populations du Cameroun, Michel Eclador Pékoua, a offert un important don à la communauté musulmane de la mosquée Bamoun de Bamendzi à la veille du weekend pascale. Une façon pour lui de les soutenir pendant cette période des jeûnes.
« Au-delà de l’altruisme, du plaisir à partager et de montrer son empathie vis-à-vis de la communauté musulmane qui traverse l’épreuve du jeûne du ramadan, au-delà de ces valeurs, il y a des sympathies à susciter dans l’espoir qu’elles seront converties en vote en faveur de l’UPC ». Ces propos du secrétaire général de l’UPC ont suffisamment illustré la motivation qui a nourrit ce geste. La cérémonie portée par Michel Eclador Pékoua, secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun (Upc), s’est voulue brève mais très symbolique. Pendant la prière l’iman Jounedou Nourdine a offert la grande hospitalité de sa communauté au ‘’musulman’ d’un jour, au vu son accoutrement circonstanciel. Vêtu d’une bonne gandoura et une écharpe à la mahométane, le secrétaire général de l’UPC eu l’occasion de d’expliquer le sens de son geste aux fidèles musulmans du jour. On y retient l’expression de sa sympathie et même une expression de la gratitude à une communauté qui lui est proche. Du fait qu’il entretient des relations solides avec l’iman Joundedou Nourdine, très régulièrement consultant sur des questions musulmanes à Ouest Echos. Dans la gibecière de Michel Eclador Pékoua, il y avait des bouilloires, des palettes d’eau, des nattes de prières, du sucre entre autres. Ce geste arrive à point. Le besoin se faisait déjà ressentir. Au-delà de cette simple sympathie, l’homme politique pense tout de même qu’un retour d’ascenseur dans la mesure du possible lors des échéances électorales ne serait pas mauvais, surtout que l’Union des Populations du Cameroun en a grand besoin. D’où le choix du jour de la grande prière du vendredi, pour se manifester. En rappel, ce n’est pas la première fois que Michel Eclador Pekoua manifeste sa solidarité à l’endroit des fidèles de la mosquée Bamoun de Bafoussam en sa double qualité d’homme politique et directeur de publication du journal Ouest Echos. Il s’est agi de manifester son altruisme à travers le parti politique dont il est secrétaire général.
Interview
Cheik Jounedou Nourdine, Iman de la mosquée Bamoun de Bamendzi Bafoussam
C’est avec joie que nous avons reçu ce don, cet important don ; le don des bouloirs, des nattes, des palettes d’eau et du sucre. Le sucre c’est pour accompagner ceux qui n’ont pas de quoi sucrer leur bouillie le soir. C’est une habitude, c’est une tradition du mois de ramadan. Nous avons reçu la demande il y quelques jours, des frères venant de la prison qui avaient besoin des bouloirs et de matériel approprié pour faire les ablutions. Voilà nous allons donner une partie de ces bouloirs aux frères qui sont en prison. Nous avons aussi une mosquée qui est en gestation au quartier Tougnet où nous allons donner une autre partie, et une autre partie va rester ici. Vous avez, la mosquée devient de plus en plus étroite ; ce qui fait que beaucoup de fidèle prient à l’extérieur, et à l’extérieur on n’a pas suffisamment de nattes. Alors les nattes de prière que le frère nous a données, nous allons laisser cela à la disposition des frères qui viennent en retard pour qu’il puisse prier normalement et sans se salir. Vous savez le mois de ramadan c’’est un mois du partage, et nous prions le très haut qu’il bénisse ce don et qu’il l’assiste dans ses entreprises.
Michel Eclador Pekoua, Secrétaire Général de l’UPC
Il y a la motivation liée au contexte ; vous savez on est au mois de ramadan qui est un mois de partage. Ce n’est pas la première fois que nous venons ici ! On l’a déjà fait avec toutes les trois grandes mosquées de la ville. Mais compte tenu de la modicité des moyens, nous avons choisi celle avec laquelle nous sommes proches, parce qu’avec l’iman qui est je peux le dire un des consultants à Ouest Echos, parce que chaque fois qu’il y a un grand événement de l’Islam c’est vers lui qu’on vient en premier pour éclairer ; donc il y a cette proximité qui fait que c’est vers lui qu’on vienne en premier, au regard de la modicité de nos moyens. Et c’est un mois de partage et nous partageons avec nos frères musulmans qui traversent un mois difficile, un des piliers de l’islam dont on doit se priver pour rester en communion avec son créateur. Je crois qu’il faut les accompagner dans ce sens, être solidaire avec cela. Et puis vous savez, je ne vous apprends pas, chaque fois qu’on homme politique fait n geste on y voit la récupération politique. Les commentaires en ce sens seront libres comme on dit en journalisme, les fait sont sacrés et les commentaires libres. De toutes les façons, c’est une grande partie de l’électorat de Bafoussam. Si derrière cette sympathie il peut avoir des retours, des conversions en termes de bénéfice lors des élections ça serait bon à prendre. Mais au-delà il y cet altruisme que nous avons de travailler avec une communauté qui nous est proche, une communauté avec laquelle nous avons des personnes ressources ; chaque fois qu’il y a un problème qui touche la communauté musulmane, nous savons vers qui s’adresser, et c’était l’occasion de lui dire qu’au-delà des relations professionnelles il y a des relations de sympathie vis-à-vis des croyants qu’ils encadrent.






